Le maire de Levernois appelle au dialogue


Revue de Presse


Interview
Le maire de Levernois appelle au dialogue

Sujet à de virulentes controverses depuis plusieurs semaines, le projet de magasin d'usines Marques Avenue doit s'implanter sur le territoire de Levernois : son maire prend la parole (*).
Les uns pointent l'avantage du projet en terme d'emploi, les autres crient au mensonge, certains mettent en avant le besoin des consommateurs (porte-monnaie amaigri oblige) et suscitent par ailleurs une levée de boucliers chez les défenseurs du dynamisme des centres-villes… Chacun de son côté entretient la polémique, dans un débat qui commence à prendre des airs de grand brouhaha. « La polémique enfle aujourd'hui autour d'un sujet qui n'en est qu'à ses prémisses, on ne sait même pas s'il sera accepté ! Pourquoi le maire de Beaune est le seul élu qui s'exprime ? C'est tout de même sur le territoire de ma commune que le projet pourrait s'implanter : alors oui, je sors de mon mutisme, et en appelle au dialogue », explique Serge Collavino, maire de Levernois.
« Le permis de construire est de mon ressort »
L'heure est à la mise au point. « Au sujet de l'implantation du projet, j'aimerais d'abord rappeler qu'elle est prévue exclusivement sur la commune de Levernois, sur le lieu-dit « La Berlhotte », au niveau d'un terrain concerné par des projets d'urbanisation à court terme. Il n'est ni enclavé ni d'une surface insuffisante. » Et d'ajouter : « Si un permis de construire doit être délivré, il est donc du ressort du maire de Levernois et de personne d'autre. »
Deuxième grief : le débat sur les emplois promis par l'implantation du centre de marques. « Avant de les qualifier de précaires, ou hors de portée des chômeurs beaunois, on peut déjà commencer par considérer qu'ils ne sont pas délocalisables. La vraie question serait plutôt de savoir quel accompagnement des pouvoirs publics imaginer pour que ces emplois profitent à ceux qui cherchent aujourd'hui un emploi sur le bassin de vie beaunois », avance-t-il.
« Des opportunités »
Certains arguments de l'opposition mettent en avant la probable désaffection des centres-villes. « Appuyé sur ce point par mon conseil municipal, je suis convaincu que, dans le contexte économique actuel, ce projet ne pourra qu'être bénéfique pour notre région. Il faut tout de même rappeler qu'en 2008 la société autoroutière enregistre une diminution de 39 % des flux aux sorties de péage de Beaune : quand pourrons-nous engager le dialogue pour définir réellement les conditions optimales d'une implantation qui soit un succès pour le développement de notre territoire ? Il serait tout de même plus facile de faire venir au centre-ville des personnes qui seraient à la porte de Beaune que de les attirer de plusieurs centaines de kilomètres à la ronde », analyse Serge Collavino.
Arguant d'un ciblage essentiellement tourné vers une clientèle jeune, qui n'a pas les mêmes modes de consommation, l'élu de Levernois estime que le centre beaunois n'a pas tant à craindre de Marques Avenue.
« Le tout est de trouver les bonnes synergies, ce qui ne se fait pas en restant chacun dans son coin, dans le cadre de ce que j'appellerai la " pensée unique " beaunoise », ajoute-t-il, avant de conclure : « Tous les acteurs ont leur mot à dire, et je m'étonne d'ailleurs qu'aucun partenaire social n'ait encore été approché pour évoquer la question. »
Un appel à la concertation, donc, pour décloisonner le débat.
Benjamin HUTTER

(*) L'interview du maire de Levernois a été réalisée avant l'annonce du retrait du dossier Marques Avenue par Alain Salzman.




Revue de Presse - samedi 7 mars 2009
Article paru sur le site
Le Bien Public


Consulter la revue de presse spéciale Marques Avenue Beaune



labels : magasins d’usine, magasins usine, beaune, bourgogne, cote d’or, marques avenue, marque avenue, centre de marques, destockage, déstockage, magasin usine, village de marques, levernois, concept et distribution, alain salzman, cdec, cdac, jura

A propos de magasins-usine.net