Marques Avenue : vent de discorde à Montpellier


Revue de Presse


Marques Avenue sème la discorde à Montpellier


Le projet de magasin d'usine voulu par Georges Frêche soulève un tollé chez les commerçants du centre-ville.


Toujours plus grand. À Montpellier, Odysseum frôle déjà le gigantisme avec ses cinémas, ses restaurants, son aquarium, sa patinoire et ses nombreux magasins Decathlon, Casino, Ikea. Et ce n'est pas fini puisque arrive maintenant Odysseum 2, dont le cœur sera un centre commercial Marques Avenue du groupe Concepts & Distribution. Ce sera le premier dans le sud de la France.


C'est un investissement de 44 millions d'euros pour un ensemble de 86 boutiques dessiné par l'architecte Jean-Michel Wilmotte. L'inauguration est prévue en mars 2012 avec un objectif d'au moins 2,5 millions de visiteurs chaque année. «Nous estimons à 66 millions d'euros le chiffre d'affaires qui pourra être réalisé à Montpellier. En moyenne, le consommateur parcourt 133 kilomètres pour rejoindre un Marques Avenue, bien plus même pour celui de Troyes (264 kilomètres). Il vient trois fois par an et son panier moyen est de 138 euros», indique Alain Salzman patron de Concepts & Distribution. Il exploite huit Marques Avenue et a réalisé 300 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2008.


L'idée d'implanter Marques Avenue à Montpellier a vite séduit Georges Frêche. Le président de l'agglomération est en quête permanente de locomotives commerciales pour faire décoller le centre Odysseum. Mais Odysseum 2 provoque des réactions. «Ici, il y a plus de grandes surfaces qu'à Toulouse, affirme Odette Daudé qui fédère la colère des commerçants indépendants du centre-ville. On veut tuer le petit commerce qui souffre d'un plan de circulation impossible et du manque de places de parking» Son argumentaire est simple : les commerces du centre-ville emploient 5 000 salariés ; « es champignons commerciaux» vont créer 360 postes.


"Tenir compte de la crise actuelle"


Hélène Mandroux, maire socialiste amie politique de Georges Frêche, a pris le dossier en main. «Nous avions signé un accord avec les commerçants pour terminer la première tranche d'Odysseum. Je peux refuser d'accorder le permis de construire», a-t-elle d'abord menacé, soutenue à la fois par les commerçants, la chambre de commerce et les Verts. Hélène Mandroux a finalement demandé à Marc Dufour, son adjoint au commerce, une étude d'impact. Celle-ci s'annonce complexe. «Les études d'impact sur les implantations de village des marques ne brillent pas par leur impartialité, à charge ou à décharge, explique Marc Dufour. Il faut une nouvelle étude qui tienne compte de la crise actuelle et de l'essor du discount. Il faut surtout calculer quelle frange du petit commerce serait touchée et quelles aides pourraient être mises en place pour redynamiser le centre-ville.»


Georges Frêche a donné deux mois à la Mairie de Montpellier pour redevenir coopérative. Sinon, il a déjà une solution à ce problème : installer Marques Avenue sur le territoire d'une commune limitrophe.


Claude Belmont


Revue de Presse - Lundi 4 mai 2009
Article paru sur le site Le Figaro


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