Village des marques de Montpellier : les raisons de la polémique


Revue de Presse


Les raisons de la polémique


Soldes à l'année
C'est sans doute le point le plus sensible, sur lequel argumentent les détracteurs des villages de marques : ces complexes affichent à l'année des prix dignes des périodes de soldes. Si les consommateurs ne s'en plaindront pas, les petits commerçants concurrencés voient ces villages d'un autre oeil : depuis leur pas de porte... Normal. Ils défendent donc la survie de leur activité. Ce d'autant plus que les groupes qui poussent à la création de villages des marques font la promotion de leurs projets, certes sur la base des créations d'emplois engendrées, mais aussi sur la politique de prix qu'ils pratiqueront.
Marques Avenue ne déroge pas à la règle. La première question du sondage que le groupe a confié à l'Ifop auprès des Montpelliérains donne d'ailleurs
la couleur : « L'enseigne Marques Avenue projette d'implanter à Montpellier un village des marques proposant toute l'année les collections précédentes et grandes marques mode et maison, vendues 30 % à 70 % moins cher. Connaissiez-vous l'existence de ce projet ? »

Le cas gardois
Gallargues-le-Montueux, une commune gardoise, entre Nîmes et Montpellier, devait accueillir un tel village à proximité de son échangeur autoroutier. C'était dans les années 90, mais il ne vit jamais le jour. La chambre de commerce de Nîmes avait en effet organisé un vote et ses élus s'étaient prononcés contre à une écrasante majorité. Yves Gille, alors président de cette chambre, s'était donc battu pour que ce complexe commercial, très décrié par d'autres chambres de commerce et les artisans, ne sorte pas de terre. « L'étude que nous avions commandée montrait clairement que ce village allait faire un dégât considérable dans le Gard, l'Hérault, une partie du Vaucluse... », se rappelle Yves Gille. Le 14 janvier 2002, le Conseil d'Etat a porté l'estocade à ce projet, qui avait auparavant essuyé un refus en commission nationale d'équipement commercial.

A Montpellier
A peine dévoilé, le projet de Marques Avenue à Montpellier suscite déjà la polémique. Raymond Couderc, maire de Béziers et candidat UMP aux futures régionales face à Georges Frêche, a tiré le premier : « Les villages des marques (...) assèchent totalement le commerce dans un rayon de 200 à 300 km. » Dans le centre-ville de Montpellier, des commerçants ont aussi décidé de monter au créneau.


Revue de Presse - Dimanche 26 avril 2009
Article paru sur le site Midi Libre


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