Entretien avec Alain Salzman à propos de Marques Avenue Montpellier


Revue de Presse


Marques Avenue« On ne vend pas la même chose »

ENTRETIEN
Volontairement en retrait depuis l'annonce officielle du projet de village des marques à Odysseum, le PDG de Marques Avenue, Alain Salzman, explique pourquoi il y croit toujours
Vous vous attendiez à une telle levée de boucliers ?
Dans 100 % des cas, tous les projets que nous avons souhaité édifier l'ont été et se sont traduits par des centres commerciaux, ouverts en temps et en heure. Et dans 100 % des cas, on a été confronté à la même émotion, aux mêmes interrogations et parfois aux mêmes passions. À Romans, entre le moment où j'ai été accueilli par le député-maire et l'ouverture de Marques Avenue, il s'est passé sept ans. Ça a été très violent, très radical. C'est presque le processus classique.
Le sénateur-maire de Béziers a dit craindre un assèchement du commerce sur 300 km.
Si j'étais un grand criminel du commerce national, ça se saurait ! On a développé neuf projets en France depuis quinze ans. Pour peu que les uns et les autres se mettent en situation de comprendre comment ils se sont développés, ils s'apercevront que la complémentarité de l'enseigne Marques Avenue avec le commerce traditionnel est naturelle. À Troyes ou à Bordeaux, la coexistence des commerces traditionnels avec les magasins d'usine n'est pas contestable.
Vous avez aussi la CCI, le Medef, l'UMP, les Verts, le maire de Montpellier contre vous...
Vu la façon dont le projet a été annoncé, avec une certaine dimension (une conférence de presse le 26 mars avec Georges Frêche, ndlr), il est normal que l'ensemble de ceux qui ont à réagir le fassent au même moment. Concernant les CCI, souvent elles commencent en étant contre et finissent en soutenant le projet. Tout ça m'étonne un petit peu mais ne m'émeut pas plus que cela. Il faut qu'on prenne le temps de l'échange et de la concertation. Et on a une originalité dans ce dossier, c'est qu'il est porté par le président de l'Agglomération et que des interrogations sont nées du côté de la mairie. J'ai eu l'occasion de développer les caractéristiques du projet auprès de Georges Frêche mais je n'ai pas eu l'occasion de le faire auprès d'Hélène Mandroux.
Vous dénigrez le risque de mise en danger de l'équilibre commercial d'une ville ?
Ça ne s'est jamais traduit par cela. La vraie question est : « Est-ce que la présence de Marques Avenue fera que les commerçants du centre-ville ne verront plus les consommateurs ? » Marques Avenue ne sert pas à cela - et c'est pour ça qu'on se met au bord de l'autoroute - mais à détourner une partie des flux. Et une fois que c'est fait, ça l'est au profit de Marques Avenue, d'Odysseum et aussi du centre-ville !
Pourtant, certaines des enseignes de vos magasins, sont les mêmes que celles du centre-ville !
On ne propose pas la même chose. Ce qu'un commerçant traditionnel vend, c'est l'actualité, la mode. Ce qui est fondamental. Nous, on vend un produit qui a connu un décalage de saison et qui est moins cher.
Mais n'y a-t-il pas déjà saturation de l'offre commerciale ?
Je pense que ce n'est pas adroit de prendre comme point de départ Montpellier. Il faut regarder la carte de France des magasins d'usine et de marques, constater qu'il y en a au nord de la France, vers Troyes. Et quasiment aucun au sud de la Loire, si ce n'est à Romans et Bordeaux. Il y a un gros déficit dans le sud. Et si cela doit exister, le fait qu'il soit aux abords de Montpellier, c'est mieux là qu'ailleurs. C'est se donner les moyens de capter une clientèle extérieure importante. Et le faire plutôt qu'une autre ville, je trouve que c'est un bon choix.
Comment comptez-vous convaincre alors ?
On a été amené à commander, mercredi dernier, une étude à la société Ifop pour comprendre comment la population de Montpellier se positionne par rapport à ce projet. C'est une étude par téléphone en quatre questions précises : Est-ce ou non une bonne initiative ? Le préfèrent-ils ici ou ailleurs ? Quelles marques voudraient-ils y voir implantées ? etc. Les résultats seront connus la semaine du 14 avril. Recueillir l'opinion des consommateurs, c'est important. Par ailleurs, on pense commander une étude d'impact auprès du cabinet Bérénice, qui a déjà travaillé avec la CCI de Montpellier.
En cas de blocage persistant, iriez-vous à Lattes ou Vendargues, comme le laisse entendre Georges Frêche ?
Je n'imagine pas que, si nous avons l'occasion de présenter le fonctionnement de Marques Avenue et les bénéfices qui peuvent en être retirés devant les représentants de la Ville, Montpellier s'y oppose. Si c'était le cas, on réfléchirait à d'autres terrains. Nous n'en sommes pas là. Et j'aime bien celui-là, c'est un bon endroit. J'espère qu'on aura l'occasion d'être reçu en mairie par Hélène Mandroux. Une demande officielle a été faite.
Recueilli par Didier THOMAS-RADUX




Revue de Presse - Mardi 7 avril 2009
Article paru sur le site Midi Libre


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